PGE : que se passe-t-il pour vos créances quand votre client ne peut pas rembourser son prêt garanti par l'État ?

En 2026, plus de 600 000 entreprises françaises remboursent encore leur Prêt Garanti par l’État (PGE) souscrit pendant la crise COVID. Pour une majorité d’entre elles, cette échéance tombe à l’été 2026 — précisément au moment où les trésoreries sont les plus sollicitées. Selon une enquête de la CPME, 28 % des dirigeants de petites entreprises ont des difficultés croissantes à rembourser leur PGE, et 3 % ne parviennent plus du tout à honorer leurs échéances

Pour votre entreprise, en tant que fournisseur ou prestataire, cette réalité a une traduction très concrète : certains de vos clients sont financièrement fragilisés par leurs obligations de remboursement PGE. Cela signifie des délais de paiement qui s’allongent, des risques de procédure collective, et des factures potentiellement irrécouvrables.

Ce guide analyse ce que le PGE de votre client change pour vous — en tant que créancier — : les signaux à surveiller, la mécanique des procédures collectives, le rang des créanciers, et les actions à mener avant qu’il ne soit trop tard

Sommaire - PGE : que se passe-t-il pour vos créances quand votre client ne peut pas rembourser son prêt garanti par l’État ?

PGE : que se passe-t-il pour vos créances quand votre client ne peut pas rembourser son prêt garanti par l'État ?

1. Le PGE en 2026 : ce que vous devez savoir sur la situation de vos clients

Le Prêt Garanti par l’État a été distribué entre mars 2020 et juin 2022 à plus de 800 000 entreprises, pour un encours total d’environ 145 milliards d’euros. Conçu comme un amortisseur temporaire, il comportait une franchise en capital d’un an, puis un amortissement sur 5 ans maximum (6 ans au total).

En 2026, ces prêts arrivent massivement à leur dernière phase de remboursement. Pour les entreprises qui ont choisi le schéma le plus long (6 ans depuis fin 2020), les dernières annuités tombent en 2026. Le gouvernement a prorogé jusqu’au 31 décembre 2026 la possibilité de rééchelonnement via la Médiation du crédit, permettant d’étaler la dette sur 10 ans au lieu de 6 — mais uniquement pour les entreprises éligibles.

📊 Chiffres clés sur les PGE en 2026

•       800 000+ entreprises bénéficiaires

•       145 milliards € distribués en 2020-2022

•       600 000+ entreprises encore en phase de remboursement en 2026

•       28 % des dirigeants de petites entreprises ont des difficultés à rembourser (enquête CPME)

•       3 % ne parviennent plus du tout à honorer les échéances

•       4 % des bénéficiaires encore en remboursement craignent un défaut (Bpifrance)

•       Échéances finales : été 2026 pour les PGE à 6 ans — pic de risque

 

La garantie de l’État protège la banque, pas les autres créanciers. En cas de défaillance du débiteur, l’État rembourse la banque à hauteur de 70 à 90 % du capital restant dû — et se substitue ensuite à la banque comme créancier. Mais en tant que fournisseur, vous n’avez aucune protection liée au PGE. Votre facture reste une créance ordinaire, sans garantie particulière.



2. Les 4 scénarios PGE et leur impact sur votre créance

Selon la situation réelle de votre client face à son PGE, votre exposition au risque d’impayé varie considérablement.

 

Scénario PGE client

Situation du client

Risque pour votre créance

Action prioritaire

✅ Il rembourse normalement

PGE étalé et honoré, trésorerie gérée

Faible — client solvable, risque standard

Surveiller les délais de paiement ordinaires

⚠️ Il a obtenu un rééchelonnement

PGE restructuré via médiation du crédit, durée étendue à 10 ans

Modéré — trésorerie sous pression, délais de paiement peuvent s’allonger

Renforcer le suivi, exiger un acompte, réduire l’encours accordé

🔴 Il est en cessation de paiements imminente

Incapable de rembourser PGE + charges courantes, avant procédure collective

Élevé — fenêtre d’action encore ouverte, agir en urgence

Déclencher immédiatement recouvrement amiable ou procédure simplifiée

🚨 Il est en redressement ou liquidation judiciaire

Procédure collective ouverte — arrêt des poursuites individuelles

Critique — créance gelée, déclaration obligatoire au mandataire

Déclarer la créance sous 2 mois, ne plus tenter de recouvrer

 

Le scénario le plus dangereux pour vous n’est pas la liquidation judiciaire déclarée — là, au moins, vous le savez. C’est la zone grise juste avant : quand votre client est en cessation imminente, qu’il continue à vous commander des prestations ou des marchandises, mais qu’il n’a plus les moyens de vous payer. C’est pendant cette période que votre encours risqué grossit sans que vous en soyez averti.

3. Pourquoi le PGE consomme la trésorerie que votre client devrait utiliser pour vous payer

Pour comprendre pourquoi le PGE fragilise votre position de créancier, il faut comprendre la mécanique de compression de trésorerie qu’il génère.

L’effet d’éviction des paiements fournisseurs

Une entreprise dont la trésorerie est sous pression doit hiérarchiser ses paiements. La priorité va systématiquement aux obligations les plus contraignantes immédiatement : salaires (obligation légale, URSSAF), charges fiscales et sociales (risques pénaux pour le dirigeant), loyer (risque d’expulsion), énergie (risque de coupure). Les fournisseurs commerciaux — vous — se retrouvent en bas de cette liste, car le délai de réaction est plus lent et les conséquences immédiates perçues comme moins graves.

Quand le remboursement du PGE s’ajoute à cette liste de priorités, votre facture passe encore plus bas dans la file. Le client raisonne : « si je ne rembourse pas la banque, il y a des conséquences bancaires immédiates ; si je décale mon fournisseur de 30 jours, il va relancer mais il attendra ».

 

Le calcul du besoin en fonds de roulement augmenté par le PGE

📐 Exemple concret

Une PME avec 2 M€ de CA, marge brute de 35 %, et un PGE de 150 000 € remboursé sur 6 ans :

•       Annuité PGE : ~28 000 €/an (capital + intérêts)

•       Représente 4 % de la marge brute annuelle absorbée par le PGE

•       Si l’activité recule de 10 %, la marge disponible pour les autres charges est réduite de 70 000 € — PGE compris

Dans ce contexte, chaque mois où le CA est inférieur aux prévisions, le PGE est payé « à la place » d’un fournisseur. C’est mécanique.

4. Comment détecter qu'un client est en difficulté avec son PGE

La difficulté, c’est que le PGE est confidentiel entre l’entreprise et sa banque. Vous ne savez pas, en tant que fournisseur, si votre client a un PGE, quel en est le montant, et s’il a des difficultés à le rembourser. Mais il existe des signaux indirects que vous pouvez surveiller.

 

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Signal détectable

Ce qu’il révèle

Comment le détecter

Retards de paiement inhabituels sur des factures récentes

Trésorerie tendue — souvent 1er signe d’un PGE en difficulté

Suivi DSO, alertes CRM sur échéances dépassées

Demande de délais de paiement inhabituels ou d’échéanciers

Le client ne peut plus payer comptant — ses flux de trésorerie sont perturbés

Analyse des demandes de délai reçues par écrit

Retard dans le dépôt des comptes annuels

Signal légal fort — précède souvent une procédure de 3-6 mois

Vérification INPI / greffe du tribunal de commerce

Rumeurs de restructuration ou de cession

Le client explore des alternatives avant la défaillance

Presse locale, réseaux professionnels, Bodacc

Publication d’un mandat ad hoc ou d’une conciliation au Bodacc

Procédure amiable confidentielle — l’entreprise est en difficulté mais pas encore en cessation

Veille Bodacc sur vos principaux clients

Ouverture d’un redressement ou d’une sauvegarde au tribunal

Procédure collective ouverte — arrêt immédiat des poursuites

Alerte Bodacc, tribunal de commerce, Ellisphere/Altares

 

L’outil clé : la veille Bodacc

Le Bulletin Officiel des Annonces Civiles et Commerciales (Bodacc) publie toutes les procédures collectives (redressements, liquidations, sauvegardes) et certaines procédures amiables. Vous pouvez :

  • Consulter gratuitement le Bodacc sur fr en cherchant le nom ou le SIREN de votre client
  • Mettre en place des alertes automatiques via des services comme Ellisphere, Altares ou Infogreffe — souvent payants mais très utiles pour les clients importants
  • Vérifier régulièrement sur fr le dépôt des comptes annuels de vos clients clés



5. Procédure collective déclenchée : l'ordre des créanciers et votre rang réel

Si votre client entre en procédure collective (redressement ou liquidation judiciaire), vous vous retrouvez dans la situation la plus délicate qui soit. Voici la réalité brutale de l’ordre des créanciers dans une procédure collective française.

 

Rang

Catégorie de créanciers

Exemples concrets

Taux de récupération réel

Super-privilégiés

Salaires des 60 derniers jours, AGS (Association pour la Gestion du régime de garantie des Salaires)

Quasi-total (garanti par l’AGS)

Créanciers postérieurs à l’ouverture

Fournisseurs qui ont livré APRÈS le jugement d’ouverture — à condition d’être déclarés au mandataire

Élevé (prioritaire dans le plan)

Créanciers garantis (sûretés réelles)

Banques avec hypothèque, nantissement de fonds de commerce, clause de réserve de propriété

Variable selon la valeur des actifs

Trésor et organismes sociaux (URSSAF, etc.)

TVA, cotisations sociales, impôts

Prioritaire sur les créanciers ordinaires

Banques créancières du PGE

L’État se substitue à la banque — créancier privilégié

Variable selon garantie (70-90 % à la charge de l’État)

Créanciers chirographaires (ordinaires)

Fournisseurs sans garantie, prestataires, sous-traitants — la grande majorité des PME

< 5 % en liquidation judiciaire — souvent zéro

 

La conclusion est sans appel : en tant que fournisseur sans garantie spécifique (sans clause de réserve de propriété, sans nantissement), vous êtes créancier chirographaire de rang 6. Dans une liquidation judiciaire, le taux de récupération pour cette catégorie est inférieur à 5 % — et souvent zéro dans les liquidations de petites structures.

⚠️ L’exception : la clause de réserve de propriété

Si vos CGV contiennent une clause de réserve de propriété valide, les marchandises livrées mais impayées restent votre propriété jusqu’au paiement complet. Vous pouvez alors en revendiquer la restitution auprès du mandataire judiciaire — dans un délai de 3 mois suivant la publication du jugement d’ouverture.

Condition : la clause doit figurer dans vos CGV acceptées par le client AVANT la livraison. Une clause dans une facture postérieure à la livraison est inopposable.

6. La déclaration de créance : mode d'emploi pour ne pas perdre vos droits

Dès qu’une procédure collective est ouverte, vous devez impérativement déclarer votre créance au mandataire judiciaire. C’est une obligation légale et une condition de survie de votre droit à être remboursé.

Le délai : 2 mois, pas un jour de plus

Vous disposez de 2 mois à compter de la publication du jugement d’ouverture au Bodacc pour déclarer votre créance (art. L.622-24 Code de commerce). Ce délai est impératif : si vous le manquez, votre créance est forclose — définitivement exclue de la procédure. Il n’y a qu’une exception : si vous prouvez que le mandataire ne vous a pas informé personnellement de l’ouverture de la procédure, vous pouvez demander un relevé de forclusion au juge-commissaire dans le mois suivant la connaissance du jugement.

Pour les créanciers établis hors de France, ce délai est porté à 4 mois

 

Checklist de la déclaration de créance

 

 

Élément de la déclaration de créance

Attention particulière

Montant exact du principal de la créance (capital HT + TVA)

Déclarez le montant TTC — ne sous-estimez pas

Intérêts de retard courus depuis l’échéance

Calculés au taux BCE + 10 pts — à détailler dans la déclaration

Indemnité forfaitaire de 40 € par facture

Droit automatique — souvent oublié dans les déclarations

Toutes les factures impayées, même les plus anciennes

Vérifiez la prescription (5 ans en matière commerciale) avant d’inclure

Copie de chaque facture et bon de commande

Le mandataire peut demander des justificatifs — anticipez

Qualification de la créance : chirographaire ou privilégiée

Si vous avez une clause de réserve de propriété ou un nantissement, signalez-le

Demande de relevé de forclusion si délai dépassé

En cas de retard justifié, la forclusion peut être relevée par le juge — démarche urgente

Envoi par LRAR ou par voie électronique au mandataire judiciaire

Conservez la preuve d’envoi — c’est votre seule garantie de déclaration valide

 

Comment envoyer la déclaration ?

La déclaration doit être adressée au mandataire judiciaire (dont les coordonnées figurent dans le jugement d’ouverture publié au Bodacc), par :

  • Lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR) — moyen le plus courant et le plus sûr
  • Voie électronique via le portail e-procédures.justice.fr (pour les procédures qui le permettent)

7. La fenêtre d'action : agir avant la procédure collective

La vérité inconfortable sur le recouvrement en procédure collective, c’est qu’il est presque toujours trop tard. C’est avant l’ouverture de la procédure que vous avez des chances réelles de récupérer votre argent.

La fenêtre d’action concrète

Entre le moment où votre client commence à avoir des difficultés avec son PGE et le moment où il entre en procédure collective, il y a généralement 3 à 9 mois. C’est votre fenêtre d’action. Les signaux d’alerte décrits en section 4 vous permettent de la détecter.

Pendant cette fenêtre, vous pouvez encore :

  1. Déclencher la procédure simplifiée de la loi 2026-307 (si la créance est incontestée, certaine, liquide et exigible entre commerçants) → titre exécutoire en ~6 semaines, frais à la charge du débiteur
  2. Lancer une injonction de payer → titre exécutoire en 2-6 mois via le tribunal — possible même si la créance est contestée
  3. Négocier un accord transactionnel → si le client reconnaît la dette mais ne peut pas payer en une fois, formaliser un plan d’apurement signé avec reconnaissance de dette
  4. Exercer votre droit de rétention → si vous détenez encore des biens ou des travaux non livrés appartenant au client, vous pouvez refuser de les restituer jusqu’au paiement

 

⏰ La règle des 90 jours

Selon les données de DCN Recouvrement, le taux de recouvrement chute de manière drastique avec le temps :

•       Créance traitée dans les 30-60 jours après l’échéance : taux de récupération élevé

•       Créance traitée entre 60 et 90 jours : taux en baisse significative

•       Créance abandonnée au-delà de 90 jours : risque élevé que le débiteur soit entré en difficulté

•       Créance déclarée en procédure collective : espérance de récupération < 5 % en liquidation

Ne laissez jamais passer 90 jours sans agir sur une créance impayée. Dans le contexte de 2026, c’est 90 jours de trop.

 

Ce que la loi 2026-307 change dans ce contexte

La procédure simplifiée de recouvrement (loi n°2026-307 du 23 avril 2026) est particulièrement pertinente dans ce contexte PGE. Elle permet d’obtenir un titre exécutoire en ~6 semaines, sans juge et sans avance de frais — ce qui peut faire la différence entre recouvrer avant une procédure collective et se retrouver simple créancier chirographaire après.

Condition sine qua non : la créance doit être incontestée. Un client en difficulté avec son PGE peut être tenté de contester votre facture pour gagner du temps — vérifiez systématiquement l’absence de contestation écrite avant de déclencher cette procédure.

8. FAQ — Questions fréquentes

La garantie de l’État sur le PGE protège-t-elle aussi les fournisseurs ?

Non. La garantie de l’État protège exclusivement la banque prêteuse. En cas de défaillance de l’emprunteur, l’État rembourse la banque à hauteur de 70 à 90 % du capital restant dû, puis se substitue à la banque comme créancier privilégié. Les fournisseurs et prestataires commerciaux n’ont aucun bénéfice direct de cette garantie. Leurs créances restent des créances chirographaires ordinaires.

Mon client est en conciliation confidentielle. Dois-je déclarer ma créance maintenant ?

La procédure de conciliation est strictement confidentielle et non publiée au Bodacc. Elle n’entraîne pas l’arrêt des poursuites individuelles. Vous pouvez donc continuer à recouvrer normalement pendant cette période. C’est d’ailleurs le meilleur moment pour agir : si vous avez connaissance informelle d’une conciliation en cours, déclenchez votre démarche de recouvrement sans attendre — car si la conciliation échoue, une procédure collective peut suivre rapidement.

Mon client est en procédure de sauvegarde. Est-ce différent d’un redressement judiciaire pour moi ?

Dans les deux cas, les poursuites individuelles sont arrêtées et vous devez déclarer votre créance dans les 2 mois. La procédure de sauvegarde s’applique aux entreprises qui ont des difficultés mais ne sont pas encore en cessation de paiements — ce qui signifie que la probabilité de remboursement partiel via un plan de sauvegarde est théoriquement meilleure qu’en liquidation. Mais le délai de déclaration est identique et tout aussi impératif.

Je viens de découvrir que mon client est en liquidation judiciaire depuis 3 mois. Le délai de 2 mois est dépassé — que faire ?

Si le mandataire judiciaire ne vous a pas informé personnellement de l’ouverture de la procédure (par courrier à votre adresse connue), vous pouvez demander au juge-commissaire un relevé de forclusion. Cette demande doit être faite dans le mois suivant le jour où vous avez pris connaissance de la procédure. Le juge apprécie souverainement la recevabilité de la demande — mais l’absence d’information personnelle est un motif légitime.

Puis-je continuer à livrer mon client alors qu’il est en redressement judiciaire ?

Oui, mais uniquement si vous le choisissez délibérément et en connaissant les risques. Les livraisons effectuées après le jugement d’ouverture constituent des créances postérieures prioritaires — elles sont payées avant les créances antérieures dans le plan de remboursement. C’est votre seule façon d’avoir une priorité de paiement en situation de procédure collective. Mais cela suppose que vous acceptiez le risque de non-paiement et que vous ayez les reins solides pour l’absorber.

Comment récupérer mes marchandises si j’ai une clause de réserve de propriété ?

Vous devez adresser une revendication en nature au mandataire judiciaire dans les 3 mois suivant la publication du jugement d’ouverture au Bodacc. Cette revendication doit :

  • Identifier précisément les biens revendiqués (nature, quantité, références)
  • Prouver que la clause de réserve de propriété figure dans vos CGV acceptées par le client avant la livraison
  • Démontrer que les biens existent encore en nature chez le client (non revendus, non transformés)

Si les biens ont été revendus ou transformés, la clause de réserve de propriété ne peut pas être exercée en nature. Elle se transforme en créance prioritaire sur le prix de vente reçu — mais le rang est moins favorable.

Ce qu'il faut retenir

Le PGE de votre client n’est pas votre problème direct — jusqu’à ce qu’il le devienne. La difficulté de remboursement PGE est un signal précurseur de difficultés de trésorerie qui, si elles ne sont pas résolues, mèneront à la procédure collective.

En tant que fournisseur, votre position dans l’ordre des créanciers est structurellement défavorable : rang 6, sans garantie, avec un taux de récupération inférieur à 5 % en liquidation. La seule façon de vous protéger est d’agir avant l’ouverture de la procédure collective — idéalement dès les premiers signaux d’alerte, dans la fenêtre de 3 à 9 mois qui précède généralement la défaillance.

Dans le contexte de 2026 — 71 000 défaillances, PGE en fin de course, trésoreries sous pression — cette vigilance n’est plus une bonne pratique optionnelle. C’est une nécessité de survie

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